Projet Felisign

Maîtrise d’ouvrage : Société Cofely Ineo (groupe GDF-Suez).

Intitulé de l’étude : Héritages, mémoire et résilience des territoires. Accompagnement théorique et méthodologique à la conception de l’offre Felisign.

Date de rendu : juin 2015.

Contexte et objectifs de l’étude :
Retenu dans le cadre du concours d’innovation lancé en 2014 par le département marketing et nouveaux métiers du groupe GDF-SUEZ et soutenu par la direction de l’innovation de la société COFELY-INEO, le projet de recherche-action Felisign vise à l’évaluation de la capacité de résilience et d’adaptation des territoires et organisations humaines en période de crise et/ou de grande mutation. Théorisée en physique des matériaux avant de s’étendre à la plupart des sciences humaines et sociales, la notion de résilience qualifie la capacité d’un système ouvert à se maintenir lorsqu’il est affecté par une perturbation et à se reproduire. Loin de constituer une menace pour le système, la perturbation est au contraire le moteur de la dynamique dans le sens où ce sont les changements incessants qui assurent la pérennité du système. Partant, le point de vue défendu par les porteurs du projet est celui du changement durable, c’est-à-dire un changement créateur de durabilité dans la dynamique des évolutions de l’espace et des interrelations qui se nouent entre les populations et les lieux.
La réflexion part du constat de la multiplication des situations de blocage autour de nombreux projets d’aménagement (aéroport Notre-Dame des Landes, barrage de Sivens, Center Parcs de Roybon, etc.) et des limites de la communication d’acceptabilité des entreprises, prise à contre-pied par une société civile en demande de (re)connaissance, c’est-à-dire de co-construction et de délibération. Partant, le projet souhaite contribuer à l’émergence d’une nouvelle intelligence du territoire fondée sur une meilleure connaissance des liens entre pratiques et acteurs et sur de nouveaux outils de gouvernance dont l’édition de nouvelles représentations du territoire à l’usage des élus, des aménageurs et des habitants. Par sa capacité à offrir des clefs de lecture des territoires, de leur histoire de longue durée, l’expertise archéogéographique s’est imposée comme une dimension essentielle de cette nouvelle intelligence des territoires et de ce nouvel « âge du faire » l’aménagement.